Hypnothérapie contre la douleur (1/2)

hypnotherapie douleurDans l’expérience douloureuse d’une maladie, surtout si elle est intense, chronique ou maligne, les aspects psychologiques sont particulièrement importants parce qu’ils interagissent pour déterminer les réactions émotionnelles, adaptatives et comportementales du patient. Par conséquent, une évaluation adéquate de l’état douloureux signalé par le patient ne peut se limiter à une consultation clinique, mais les effets psychologiques de la douleur doivent également être pris en considération. La douleur rend souvent le sujet physiquement et émotionnellement inapte. Focus sur cette sensation physique et émotionnelle et les différentes options de traitements à envisager, dont l’hypnose notamment.

Aspects psychologiques de la douleur

Les facteurs psychologiques sont déterminants, aussi bien en ce qui concerne la réaction subjective aux symptômes et aux défis imposés par la maladie qu’en ce qui concerne l’impact de cette dernière sur les relations avec les autres, ou encore ses répercussions sur les projets de vie, ainsi qu’en matière de sensations et troubles tels que la fatigue, la peur, l’insomnie, l’anxiété, la dépression, etc.

La douleur doit être prise en charge principalement par un service spécialisé, car elle peut aussi être associée à des problèmes psychiques que seul un psychologue peut révéler. Pour ce dernier, il existe des programmes de traitement axés sur l’aspect psychologique à travailler avec la problématique de la douleur.

Des études ont prouvé que tout changement d’état physiologique s’accompagne d’une évolution de l’état émotionnel ou mental, mais il existe aussi des troubles psychiatriques qui peuvent augmenter la douleur, comme l’anxiété et les troubles dépressifs.

La douleur chronique, qui provoque généralement une baisse de moral et un état dépressif particulier, est fortement liée à la présence de troubles de l’humeur, principalement mis en évidence par la présence de tristesse profonde, de difficultés de concentration, d’un malaise mais également de troubles anxieux. Dans ce cas, l’anxiété, qui est généralement associée aux crises de panique, n’a pas de cause apparente ou n’est pas reconnue par le patient comme de l’anxiété, mais se traduit, en termes somatiques, par des tensions musculaires, palpitations, troubles respiratoires et digestifs, etc.

Efficacité et soutien de la psychothérapie

Puisque la douleur est une expérience personnelle, le travail du psychologue consiste à :

  • Evaluer la représentation faite par le patient et l’influence de la douleur sur sa vie : au travail, la vie amoureuse, l’humeur, les activités sociales, les soins personnels, ainsi que le sommeil ;
  • Evaluer le rôle que joue la composante émotionnelle dans le renforcement de la douleur lorsqu’il y a effectivement une nociception qui ne se résout pas et qui justifie la douleur persistante, mais pas le niveau de douleur présenté par le patient pour des raisons psychologiques ou sociales ;
  • Prendre en charge la souffrance psychologique du patient, déterminée par la pathologie et le sens que prend la douleur dans sa vie quotidienne. Les attentes du patient sont également importantes, car elles sont souvent irréalistes et impliquent une amplification du problème, ainsi que la non-reconnaissance de toute amélioration ou aspect positif potentiellement perceptible dans l’état général ;
  • Prendre en compte la modification du comportement qui résulte d’une expérience douloureuse. Les caractéristiques de la personnalité du patient, telles qu’une attitude agressive et suspecte, influencent la perception de la douleur et peuvent affecter l’efficacité du traitement lui-même.

Par conséquent, il convient d’agir également sur le changement d’approche du patient à l’égard du problème.

Le psychothérapeute offre aux patients l’occasion de raconter leur propre histoire et version des choses et de parler de leur douleur et, souvent pour la première fois, d’exprimer leurs expériences de détresse et de souffrance psychologiques (anxiété, colère, culpabilité, humiliation, déception). Le psychothérapeute dans ce cas, en plus de considérer la composante sensorielle de la douleur, évalue également l’humeur du patient, ses attitudes, la façon dont il fait face à sa douleur, ses ressources, etc.

Dans de telles circonstances, il est essentiel de combiner une thérapie analgésique spécialisée avec un traitement approprié visant à résister à l’inconfort émotionnel, ainsi qu’à la douleur physique. Il est maintenant bien connu qu’une attitude optimiste et confiante de la part du patient mène à un meilleur résultat dans le traitement d’une maladie. Pour cette raison, le soutien d’une hypnothérapie combinée à un processus psychothérapeutique augmente considérablement la probabilité que l’impact psychophysique de la maladie ou de toute autre douleur sur le patient soit moindre et devienne durable.

Si vous vous reconnaissez dans le cas exposé dans cet article, n’hésitez pas à prendre rendez-vous auprès d’un hypnothérapeute pour mieux gérer votre douleur et choisir les meilleurs options pour vous sentir mieux. Pour ce faire, vous pouvez nous appeler ou nous envoyer un e-mail. Nous répondrons à toutes vos questions et vous aiderons à prendre rendez-vous chez l’hypnothérapeute qui vous convient !